Un livre révèle la manipulation des données et instruments de mesure statistiques qui est ici résumé par Marion selz: http://www.laviedesidees.fr/Les-statistiques-un-service-public.html
Lorraine DATA, Le grand truquage – Comment le gouvernement manipule les statistiques, Paris, La Découverte, Mai 2009, 182 p., 13 €.
Le collectif auteur de cet ouvrage rassemble des fonctionnaires issus de la recherche publique et spécialistes de la statistique. Ils font état des pressions gouvernementales qu’ils ressentent au sujet des résultats chiffrés qu’ils produisent dans leurs services respectifs. Leur anonymat s’explique par le devoir de réserve auquel ils sont soumis.
Quatre grands types de manipulation sont dégagés dans l’ouvrage au fil de sept exemples exposés en détail et correspondant à des problèmes très présents dans l’actualité et les débats de société. Tous coïncident avec des objectifs proclamés par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle. Pour chacun d’entre eux, les auteurs démontrent avec clarté comment le gouvernement s’arrange pour faire croire que ses objectifs sont atteints alors qu’il n’en est rien.
1) La première manière d’utiliser des chiffres à mauvais escient consiste à décrire un phénomène multidimensionnel à l’aide d’un indicateur unique, choisi « astucieusement ». Par exemple, la seule évolution de l’indice des prix est couramment considérée comme mesure suprême de l’évolution du pouvoir d’achat, alors que cette évolution dépend aussi de celle des revenus.
La réduction de la pauvreté, conforme aux promesses électorales, est également obtenue par le type de manipulation qui consiste à choisir l’indicateur le plus adapté aux conclusions recherchées. La mesure de la pauvreté repose sur un dénombrement de ceux que l’on considère comme pauvres en fonction d’un seuil de revenus. Un léger déplacement de ce seuil a un effet radical sur le nombre de personnes comptabilisées comme pauvres. Alors qu’un indicateur de la pauvreté reconnu internationalement a « l’inconvénient majeur de rester stable, le gouvernement a choisi d’évaluer son action à l’aune d’un [autre] indicateur qui a la particularité d’avoir enregistré une baisse continue au cours de ces dernières années » (p. 103). Ainsi, pendant que le taux de pauvreté établi selon les critères internationaux est passé de 12,5% à 12,1% de 2000 à 2005, celui qui suit les critères du gouvernement est passé dans la même période de 12,5% à 9,7%. On voit que le second est nettement plus flatteur pour le gouvernement. De plus, ces deux comptabilités réduisent la pauvreté à sa seule dimension monétaire, évacuant le fait que les conditions d’existence s’aggravent pour les plus pauvres.
Concernant l’immigration, « l’objectif fixé par le président de la République est clair : à terme, l’immigration économique devra représenter 50% du flux total des entrées… quand elle n’est aujourd’hui que de 7% » (p. 138). L’objectif est accessible en diminuant l’effectif qui sert de référence au dénominateur et en augmentant le numérateur du rapport à partir duquel est réalisé le calcul : plusieurs types d’étrangers ne sont pas comptés parmi l’ensemble des entrées, comme les réfugiés politiques, les malades, certains étudiants… mais des saisonniers et quelques autres ne restant que quelques mois seraient ajoutés aux entrées « économiques ».
2) Une autre façon classique de travestir la réalité sociale, abondamment mise en œuvre par les politiciens et par le pouvoir, repose sur l’exploitation des moyennes. La moyenne se prête en effet particulièrement aux raisonnements fallacieux dès lors qu’elle résume une variable dont les valeurs sont très dispersées. C’est le cas de l’indice des prix : « les variations de prix sont de moins en moins homogènes depuis 2002. Les ménages aux revenus les plus modestes ont connu une hausse des prix supérieure d’environ 1% à la moyenne, tandis que pour les ménages aux plus hauts revenus, l’inflation a été inférieure à la moyenne (- 0,7%) » (p. 29). De même, l’évolution de la moyenne des revenus cache l’énorme disparité qui existe entre les plus hauts et les plus bas revenus, d’autant plus que certains éléments sont souvent mis de côté, comme les revenus immobiliers complétant les premiers, et le temps partiel aggravant le plus souvent les seconds. On comprend mieux ainsi le paradoxe apparent entre la perception par de nombreux ménages d’une baisse de pouvoir d’achat et la proclamation de son augmentation moyenne.
3) Le changement de catégorisation des faits sociaux et de leur mode d’enregistrement peut donner lieu à des conclusions variées. Lorsqu’il est camouflé au sein d’un indicateur, il constitue lui aussi, une manipulation, dont les auteurs donnent plusieurs exemples.
Pour faire baisser le nombre de chômeurs comptabilisés, un moyen simple et efficace consiste à ne plus considérer comme chômeurs tout un ensemble de personnes qui l’étaient auparavant : « les licenciés économiques signataires des conventions de reclassement personnalisé, puis ceux signataires du contrat de transition professionnelle ; les demandeurs d’emploi créateurs d’entreprise… » (p. 58). C’est ce que certains gouvernements n’ont pas hésité à faire. L’effet est immédiat : le taux de chômage baisse, mais se trouve alors en contradiction avec les résultats de l’enquête Emploi de l’Insee.
De la même façon, les auteurs évoquent une « baisse miraculeuse de la délinquance » (p. 149) dès l’installation de Nicolas Sarkozy Place Beauvau, qu’ils expliquent en partie par la motivation des policiers et gendarmes à répondre aux injonctions de résultats de leur ministre : devenus juge et partie, ils enregistrent différemment les plaintes et déqualifient certains délits en contraventions.
4) L’entretien d’une confusion entre la mesure de l’efficacité d’un service et la mesure de l’évolution d’un phénomène social dont il s’occupe est une autre façon de fausser les résultats d’une politique.
Annoncer que la diminution des faits constatés entre 2002 et 2007 par la police et la gendarmerie (venant en fait principalement de la baisse des vols de véhicules et des cambriolages) est due à l’efficacité de la politique menée sur la période est sans doute abusif : les auteurs suggèrent que la diminution vient peut-être tout autant, voire davantage, d’une meilleure protection des véhicules et des domiciles des particuliers. Au contraire, pendant la même période, le nombre des délits commis par des étrangers augmente assez naturellement avec le renforcement du contrôle de ces derniers selon les consignes du ministre.
À propos des heures supplémentaires si vantées par le gouvernement, le ministère du Travail se garde de mentionner que la forte augmentation de leur volume entre 2006 et 2008 est surtout due à la résorption de leur sous-déclaration en 2006 par les employeurs, qui distinguaient mal les heures normales des heures supplémentaires avant l’entrée en vigueur de la loi TEPA (loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat).
Autre exemple du même type : en 2006, Dominique de Villepin, alors premier ministre, « prétend que le CNE (Contrat Nouvelle Embauche) a permis de créer 80 000 emplois supplémentaires en cinq mois. » Malheureusement, fondé sur des déclarations d’intentions et non sur de véritables embauches, ce chiffre s’est avéré beaucoup plus élevé que le nombre d’embauches réellement effectuées.
En plus des manipulations de chiffres, les auteurs dénoncent une pratique de discours non fondés, consistant à omettre volontairement des informations essentielles dans l’évaluation d’un organisme : par exemple, alors que le système d’information de l’Éducation Nationale s’est beaucoup développé ces dernières années, le discours gouvernemental en ignore les aspects détaillés et favorables et se polarise sur un slogan : « nous avons le système éducatif le plus coûteux du monde et le moins efficace » (p. 119), exagérant la réalité et justifiant sa concentration sur la réduction des coûts.
Chacun des sept cas présenté est bien argumenté. En s’attachant à décrire dans le détail les opérations de quantification et d’analyse des faits sociaux concernés, les auteurs évitent l’écueil d’une simplification caricaturale ; les exemples sont exposés avec pédagogie et la prise en compte des problèmes dans toute leur complexité n’est pas un obstacle à la compréhension. L’ouvrage atteint son objectif : il fait la lumière sur les « ficelles » utilisées pour valoriser l’efficacité de la politique exercée. En particulier, l’étude, la plus détaillée, sur le pouvoir d’achat est très convaincante.
Ce livre peut avoir deux effets opposés. Les manipulations décrites sont d’une telle ampleur qu’elles peuvent décrédibiliser l’usage des statistiques dans leur ensemble, corroborant ainsi l’adage populaire selon lequel « on peut faire dire à un chiffre une chose et son contraire », ce qui n’est pourtant, bien sûr, pas souhaitable. Les qualités pédagogiques de l’ouvrage peuvent néanmoins encourager le lecteur citoyen à être plus attentif aux statistiques, à leur construction et à leur interprétation. Parions, par optimisme, pour cette deuxième orientation.
Produire des chiffres, rationaliser, évaluer… sont des intentions louables et des activités dont on ne peut se passer. Mais ce sont des activités compliquées, étant données la multiplicité des facteurs intervenant dans les phénomènes politiques et sociaux, et la difficulté à les isoler les uns des autres. Pour progresser dans la production et l’utilisation de statistiques sociales, il est nécessaire qu’elles soient transparentes et accessibles. C’est une dérive de notre société hypermédiatique que de vouloir tenir des discours simples sur des faits complexes et multidimensionnels. Il faut changer les habitudes ; l’enjeu est de taille. Il passe notamment par l’exigence de rendre tous les citoyens mieux avertis, plus critiques, ce à quoi ce livre peut contribuer. Il invite ainsi à un combat pour la restauration de l’indépendance de l’information statistique, indispensable dans une démocratie, et dont les auteurs dénoncent l’actuelle mise en danger ; au delà des manipulations bien répertoriées consistant à utiliser des chiffres à mauvais escient, ils en donnent pour preuve le remplacement des directeurs de plusieurs institutions productrices de statistiques publiques par des proches du pouvoir (ANPE, Acoss, Dares, etc.).
Les auteurs mettent en garde contre le tout quantitatif, pourtant recherché par la LOLF (loi organique relative aux lois de finances), et militent pour l’accompagnement obligatoire des chiffres par des analyses qualitatives. Dans ce cadre, la parole doit être donnée aux associations qui connaissent le terrain mieux que les politiques et peuvent interpréter avec un plus grand discernement certains chiffres décrivant les faits sociaux. Ces associations savent, par exemple, que la baisse du nombre de bénéficiaires de l’AME (Aide Médicale d’État) ne signifie pas forcément une diminution du nombre d’étrangers sans papier. En effet « les conditions d’accès à l’AME ont été durcies dans le cadre de la ‘rénovation’ de l’AME, puisque l’étranger doit maintenant prouver qu’il réside en France depuis trois mois, entraînant une baisse du nombre de bénéficiaires sans grand rapport avec l’immigration clandestine » (p. 142). Ce sont des associations qui « ont également pointé le danger de centrer la lutte contre la pauvreté sur les seules personnes proches du seuil de pauvreté » (p. 106). Elles s’insurgent contre le rôle assigné au RSA de faire franchir ce seuil à 700 000 personnes en se contentant d’augmenter leurs revenus de quelques euros. Elles critiquent la polarisation sur l’indicateur central comptabilisant le nombre de pauvres et exigent « que soit également suivie l’intensité de la pauvreté afin de mesurer les conséquences de la politique gouvernementale sur les plus exclus » (p. 107).
Produire de l’information statistique est un service public : il ne concerne pas que les statisticiens mais tout citoyen. Chacun doit pouvoir savoir à quoi correspond exactement chaque chiffre. Pour pouvoir prendre part au débat politique en connaissance de cause, chacun doit pouvoir accéder aux méthodes de production des statistiques publiques. Ce livre favorise cet accès et participe ainsi aux efforts en ce sens de l’association Pénombre [1] et des cafés de la statistique de la SFdS (Société Française de Statistique), à la condition, que nous appelons de nos vœux, qu’il ne soit pas lu que par des statisticiens.
par Marion Selz [02-09-2009]
On lira avec intérêt l’opinion de « allo finance » sur le sujet (2.10.09)
| LES PLANS DE RELANCE PAR LA CONSOMMATION NE SERVENT A RIENDés l’arrêt de la prime à la casse aux Etats Unis, les ventes de voitures se sont effondrées. Des économistes d’Harvard montrent dans un rapport que l’argent injecté par l’Etat ne sert qu’à creuser le déficit public.
Chute brutale des ventes de voitures aux Etats Unis en Septembre Ce qui veut dire que la stimulation de la croissance par la consommation est un cataplasme sur une jambe de bois. Tout l’argent dépensé par les Etats dans l’automobile mais également dans des incitations à consommer ne change rien à la tendance fondamentale. Mais ça on le savait déjà, on l’avait vécu en France en 1981. Si,en fait, cela a une utilité, c’est repousser les problèmes à plus tard en faisant exploser les déficits publics Une équipe d’économistes d’Harvard vient de publier une étude détaillée sur l’impact des plans de relance depuis 1950 aux Etats Unis et la conclusion est assez frappante: l’impact sur la croissance du PIB des packages de stimulation est inférieur au montant du package. Pour simplifier, si l’Etat dépense 1 milliard d’euros, c’est pour espérer entraîner au moins 1 milliards et demi de création de richesse . En fait si l’Etat dépense 1 milliard d’euros, le PIB augmentera de moins d’un milliard d’euros. Pour le dire encore plus simplement, les plans de relance par la consommation ne servent à rien. Ils entraînent de faux espoirs. Et plombent les finances publiques. Et provoquent des hausses d’impôts massives. |
Voici l’article concernant les prévisions de Nouriel Roubini et qui a fait couler beaucoup d’encre:
http://www.project-syndicate.org/commentary/roubini16/French
MADRID, 1 sept 2009 (AFP)Le déficit budgétaire de l’Etat espagnol a continué de se creuser en juillet, alors que le pays est en récession, et s’est établi à 49,68 milliards d’euros sur les sept premiers mois de l’année, cinq fois plus qu’un an plus tôt, a annoncé mardi le ministère de l’Economie.
Cela représente 4,69% du PIB.
Un an plus tôt, le déficit budgétaire s’établissait à 9,912 milliards d’euros.
L’Espagne est entrée en récession au deuxième semestre 2008, durement frappée par la crise économique. Elle avait terminé l’année 2008 avec des comptes publics (Etat, collectivités, Sécurité sociale) déficitaires, représentant 3,8% du Produit intérieur brut (PIB), contre un excédent de 2,2% en 2007.
Le gouvernement prévoit des déficits publics des comptes publics de 9,5% en 2009, soit bien au delà des limites du pacte de stabilité européen (3% du PIB).
« Le déficit de l’Etat doit s’analyser en tenant compte de la chute des revenus fiscaux à cause de la conjoncture économique, mais aussi de l’impact des différentes mesures prises par le gouvernement », selon le ministère, alors que le gouvernement socialiste a multiplié les mesures de soutien à l’économie.
« Ces mesures se montent à plus de 25 milliards d’euros », selon le communiqué.
Les recettes d’impôt (celles destinées à l’Etat central, mais aussi celles destinées aux autorités locales) ont baissé de 16,9% sur un an, à 94,378 milliards d’euros. Les recettes d’impôt sur le revenu ont reculé de 12,9%, celles de l’impôt sur les sociétés a baissé de 25,2%.
Les recettes de TVA ont chuté de 36,1%, notamment en raison de la baisse de la consommation
Nous sommes rentrés de vacances,nous aussi et trouvons très suspecte la hausse de la fin aout.Voici un extait de notre lettre de septembre 09:
Alors que la Bourse a repris
confiance dans l’avenir, confirmant
que « la crise est derrière
nous », nos signaux sur le mois de
septembre sont en forte contradiction.
Toute la difficulté est de
déterminer quand et dans quelle
mesure le plus agressif prendra la
main sur les positifs (cf. p.4).
Nous avons de nombreuses alertes
qui viendraient jeter un doute sur
les promesses d’une reprise imminente.
Elles m’incitent à la prudence
et à soulever quelques questions
qui restent en suspend.
- La pause du chômage va-t-elle
permettre d’accroître la
consommation, moteur de la
croissance ?
- Les ménages ne vont-ils pas
avoir tendance à se réfugier vers
l’épargne si l’amélioration du
contexte économique n’entraîne
pas des recrutements ?
- Quelle est l’importance des actifs
toxiques encore dans les comptes
des banques et à quelle valeur
sont-ils comptés ?
Par ailleurs, certains économistes
s’interrogent pour savoir
comment les Banques affichent
de tels profits alors que leurs ac-
tivités traditionnelles sont fragilisées
? Quelques-uns vont jusqu’à
évoquer un maquillage de
bilans ? Le secteur des financières
sera, en tous les cas, à surveiller
dans les prochaines semaines
dans la mesure où c’est
lui qui a beaucoup contribué à la
remontée des indices.
- Enfin, autre question : les USA
ne risquent-ils pas dans les prochains
mois d’avoir des difficultés
à placer leurs bons du
Trésor ? Ce qui pourrait engendrer
leur baisse et une fragilisation
du dollar.
Nouriel Roubini, qui avait été le
premier à annoncer la crise du
crédit américain, pronostique une
récession en double creux et non
pas une reprise en V comme elle
semble se dessiner.
Certes, l’attrait de PER peu élevés
a attiré les investisseurs mais on
peut redouter que certains prennent
leurs bénéfices à la moindre
mauvaise nouvelle………
Le mois de septembre 2009
Alors que l’opposition Saturne-
Uranus se réactualise en septembre,
son historique vous est résumé
en pages 2 et 3, il m’étonnerait
fort que nous passions « entre les
mailles du filet ». J’envisage donc
des phases de consolidation même
si elles sont au final plus modérées
que celles proposées.
Le 27 août 2009
Solange de Mailly Nesle
Les stress test ont-ils été négociés : la question fait débat:
En 100 jours, la nature du leadership américain a-t-elle déjà radicalement changé ? Il y a quelques jours, l’on pouvait lire dans The Politico, quotidien politique américain en ligne, qu’« en fait, la ligne de fracture entre Bush et Obama tient peut-être moins à l’idéologie qu’à une conception de la nature humaine : il s’agit en réalité de savoir s’il est plus efficace de mobiliser les individus et les nations par la force ou par la persuasion ». Pour Justin Vaisse, « il est trop tôt pour aller au-delà du style, de l’image, du ton. Mais on voit se dessiner une conception de l’Amérique qui est plutôt l’animatrice d’un concert des nations qu’un shérif déterminé à faire ce qu’il faut, qu’il soit suivi ou non ».
Si cette conception du leadership américain est critiquée et qualifiée de naïve, notamment dans les rangs conservateurs, certains opposants de Barack Obama reconnaissent des qualités à la politique étrangère du nouveau président. À l’instar de Robert Kagan, ancien conseiller de John McCain, qui déclarait récemment : « Il ne fait aucun doute que Barack Obama est en train de battre en brèche les relents d’antiaméricanisme dans le monde entier. »
OMS. L’Organisation mondiale de la santé a annoncé en début d’après-midi avoir avancé d’une journée, à lundi, la réunion de son comité d’urgence sur la grippe porcine qui doit éventuellement décider de relever le niveau d’alerte sanitaire mondiale. Le comité d’urgence devait initialement se réunir mardi. La directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, ou son adjoint, le Dr Keiji Fukuda, annonceront à la presse s’il est décidé de relever de 3 à 4 le niveau d’alerte de l’OMS, sur une échelle de six.
Le stade actuel est de 3, marquant le «potentiel pandémique» de la maladie, la pandémie n’étant réellement déclarée qu’au sixième et dernier niveau. La phase 4 marque une montée en puissance du risque de pandémie, avec une transmission vérifiée d’homme à homme d’un virus capable de provoquer une épidémie dans une communauté.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui avait mis en garde contre le «potentiel pandémique» du virus, a prévenu hier que le nouveau virus pourrait évoluer et devenir «beaucoup plus dangereux». L’OMS recommande «que tous les pays intensifient leur surveillance de tous les cas inhabituels de maladie ressemblant à une grippe ou à une grave pneumonie». La Commission européenne a indiqué suivre «de très près» la situation.
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