La lettre financière et comportementale des tendances de la bourse

Rothschild-genève- dénonce une « guerre économique »

Par Cosmovaleurs, le 5 avril 2009

La banque privée genevoise réagit vivement à l’élaboration de listes noires par les Etats du G20.

«Les Etats membres du G20 mènent une guerre commerciale envers les supposés paradis fiscaux. Ce n’est pas le produit de l’impôt qu’ils visent en combattant le secret bancaire, mais la connaissance des patrimoines privés de leurs concitoyens.» Très remonté, Claude Messulam, directeur général de la Banque Privée Ed. de Rothschild à Genève, a témoigné jeudi du sentiment des cadres de son établissement face à l’offensive menée contre la Suisse et d’autres pays par les dirigeants réunis jeudi à Londres.

Si les grands Etats cherchaient réellement à lever des fonds pour financer le sauvetage, «ils prélèveraient l’impôt directement à la source, comme la Suisse procède depuis des décennies», a poursuivi Claude Messulam. Efficace sur le plan fiscal, ce système aurait cependant le défaut, aux yeux du banquier, de ne pas correspondre aux tendances centralisatrices à l’extrême qui caractériseraient ces grands pays.

«Certains Etats rêvent d’imposer leurs citoyens partout dans le monde, comme le font les Américains», poursuit le responsable. Le risque réside dans une tentative étatique de captation intégrale des avoirs privés.

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La réalité des des annonces du G20

Par Cosmovaleurs, le 4 avril 2009


Les annonces du G20, qui s’est engagé jeudi à débloquer des sommes astronomiques pour relancer l’économie mondiale tout en moralisant le système financier, sont un peu moins grandioses qu’il n’y paraît, mais l’unité affichée au sommet en fait un succès, estiment des experts.
Le sommet de Londres s’est terminé dans l’optimisme général, grâce en particulier aux quelque 1 100 milliards de dollars évoqués dans le communiqué, ou de promesses concrètes sur les paradis fiscaux.


Mais dès vendredi la réalité de ces points était en débat.
Ainsi, les leaders mondiaux ont remarqué que « 5 000 milliards de dollars » auront été injectés dans les économies nationales d’ici à fin 2010 pour lutter contre la crise. En fait, ces 5 000 milliards ne concernent aucune mesure nouvelle et représentent le creusement des déficits publics depuis 2007, remarque Julian Jessop, de Capital Economics.
Le G20 a indiqué aussi que les grandes institutions financières internationales, notamment le Fonds monétaire international (FMI), allaient recevoir 1 100 milliards de dollars.
Mais cette somme est l’agrégat d’éléments très disparates et parfois déjà décidés.
Ainsi, le G20 parle d’un triplement des ressources du FMI. En fait, il s’agit seulement d’un doublement « immédiat » à 500 milliards de dollars, dont 220 fournis par les Japonais, l’Union européenne et le Canada sont déjà connus. Le communiqué précise que la somme additionnelle pourrait aller « jusqu’à 500 milliards de dollars », mettant ainsi le triplement au conditionnel.
Le sommet a annoncé « des nombres accrocheurs, mais une étude plus poussée renforce l’impression inconfortable qu’il n’y a pas tant d’argent après tout », ajoute Capital Economics.
De même, l’autre effet concret immédiat du sommet, la publication immédiate d’une liste de paradis fiscaux par l’OCDE, à la demande expresse de la France et de l’Allemagne, semblait d’une portée limitée. Une négociation assidue entre France et Chine avec M. Obama comme arbitre a ainsi évité à Macao et Hong Kong de figurer sur la liste, ces « territoires administratifs spéciaux » liés à la Chine ayant promis de s’amender, selon l’OCDE.
« Ça fait un peu sourire, en Belgique, de voir que les îles anglo-normandes sont considérées, comme les îles Vierges américaines, comme n’ayant aucun problème », a d’autre part ironisé le ministre belge des Finances Didier Reynders, dont le pays figure sur la liste « grise » des pays ayant encore du travail à accomplir. Il s’est plaint que la liste ait été « négociée » par la Chine, les États-Unis et la Grande-Bretagne, entre autres.
Plusieurs commentateurs ont souligné aussi que le G20 n’avait pris aucune mesure générale pour régler un problème urgent, le nettoyage des banques de leurs actifs toxiques.
Globalement, les économistes remarquent que le plan géant dévoilé jeudi ne pourra pas de toute façon s’appliquer du jour au lendemain : « Quels que soient les efforts, toutes ces bonnes intentions mettront des années plutôt que des mois » à entrer en vigueur, remarque Howard Wheeldon, de BGC Partners.
Les économistes saluent cependant aussi l’impression générale qui s’est dégagée du sommet.
« Un gros « plus » a été l’apparente unité exprimée par les participants », observent les analystes de Currencies Direct. « C’est fantastique de voir vingt nations disparates se mettre ensemble avec la détermination de faire avancer une très mauvaise situation », remarque M. Wheeldon.
Pour cet économiste, le sommet « a marqué le jour où les gouvernements ont pris virtuellement un contrôle complet des problèmes de marchés financiers et cela pourrait durer pas loin d’une génération ».

 


les bénéfices des banques françaises?

Par Cosmovaleurs, le 25 mars 2009

PARIS (Reuters) - » Goldman Sachs évalue les pertes potentielles des banques de la zone euro à 922 milliards d’euros, en tenant compte de leur exposition à l’Europe centrale et orientale et aux Etats-Unis.
Sur ce montant estimé, un tiers environ a déjà été reconnu, ce qui revient à dire que les banques de la zone euro auraient encore 600 milliards d’euros de pertes à déclarer.
Aux Etats-Unis, les pertes bancaires sont estimées à quelque 2.000 milliards de dollars. »

En ne tenant pas compte du risque des pays de l’Est, on peut se demander si les bénéfices annoncés par les banques françaises pour 2008 ne seraient pas virtuels?

y-a-t-il un risque d’inflation?

Par Cosmovaleurs, le 25 mars 2009

De nombreux économistes s’alarment de la décision de la FED: En décidant de racheter sur le marché à hauteur de 300 milliards de Dollars, des obligations à long terme émises par le Trésor américain, il semble que la fed commence à monétiser la dette publique : elle n’a pas d’autres moyens que de ressortir la planche à billets. Cette stratégie peut marcher un moment mais l’accroissement de dettes et de monnaie provoqueront une inflation puis une bulle qui sera celle de obligations émises par l’Etat; ce dernier sera en effet obligé à un moment ou autre de remonter les taux d’intérêt et les investisseurs détenteurs de portefeuilles obligataires seront perdants.

Vallourec:accumuler progressivement.

Par Cosmovaleurs, le 13 mars 2009

Le titre présente des signaux contradictoires jusqu’au 19/20 mars 2009 qui peuvent le rendre volatile: pour le moment, il suit la reprise avec un hausse du plus de 7% (10.03.2009). Avec un tel rebond des marchés , les titres les moins armés mais qui ont beaucoup consolidé, suivent malgré tout la tendance et VK en fait partie.

Après le 19/20 mars il est « libéré » de ses freins et pourrait progresser si la situation générale le lui permettait: il risque donc de se heurter à une conjoncture moins favorable.

En revanche , à partir de la mi-avril, rien ne devrait entraver sa progression et il présente alors de fortes chances de se reprendre: on accumulera progressivement entre fin mars et mi-avril.

Chomage aux Etats unis

Par Cosmovaleurs, le 7 mars 2009

Les Etats-Unis ont perdu 651.000 emplois en février, après deux mois de destructions d’emplois catastrophiques, et le taux de chômage y est désormais de 8,1%, du jamais vu depuis décembre 1983.

le cac: fin du bear market?

Par Cosmovaleurs, le 6 mars 2009

Certains analystes considèrent que nous arrivons au bout du tunnel ou qu’en d’autres termes, nous allons voir bientôt la fin du « Bear Market »

Pour Chevreux, trois conditions doivent être remplies:

1) « les révisions en baisse des estimations de croissance et anticipations doivent cesser.

2) Les premiers signes d’amélioration des conditions des marchés du crêdit privé doivent être confirmés et étendus.

3) Les valeurs bancaires doivent enfin atteindre un plus bas car les financières sont l’élément moteur de ce bear market. « 

le secrêt bancaire vu de Suisse..

Par Cosmovaleurs, le 5 mars 2009

Dans un article paru dans le journal « le temps » (27.02.2009), Jan Kreplka met en rapport les notions de « paradis fiscal » ou « Ã©vasion fiscale » avec celles d »enfer fiscal » ou « prison fiscale ».

Il défend le secrêt banciare considérant que  » la concurence fiscale n’est rien d’autre que la mise en compétition d’Etats , et donc, sur le plan économique, un moyen de promouvoir l’efficacité . Sur le plan moral, c’est la garantie d’une diversité de choix et de meilleure protection de la propriété… Ce qui est immoral, d’après lui, ce n’est pas l’évasion fiscale, ce sont les impôts confiscatoires, arbitraires et finançant la plus grosse part des dépenses qui ne devraient pas être faites par l’Etat…. l’évitement fiscal rend également service à autrui: il pose une limite au pouvoir d’imposition des Etats et force bien souvent les Etats à baisser les impôts de tous »

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